Début des travaux

Nous venons de passer 10 jours sur l’Anchornoir, fin octobre. Quelle joie de pouvoir enfin s’approprier ce bateau, que nous n’avions pas revu depuis son acquisition en août ! Et c’est parti pour les travaux !

Le banc de sable

Nous en avons profité pour sortir du port, se faire une première expérience de navigation. Et nous n’avons pas été déçus ! A la sortie du port, il y a un banc de sable, à 1m40 sous l’eau, qui bouche partiellement le passage. Et nous, avec notre quillard de 1m60, première fois qu’on sort, ça n’a pas raté ! un est venu planter la quille dedans ! Rien de grave bien sûr, un demi-tour, et un passage plus à gauche nous permet de sortir sans encombre. Didier, Gardien des lieux, passera la zone au sondeur quelques jours plus tard, et viendra nous confirmer que le ban bien à 1m40, 20cm de plus que l’année dernière… Et comme ça coûte extrêmement cher de draguer un banc qui, de toute manière, va se reformer durant l’hiver, rien ne sera fait pour améliorer l’entrée du port… Il est grand temps que nous prenions le large !

Test en navigation

drisse de GV
La drisse de Grand Voile qui pète…

Une fois dans le golfe de Fréjus, nous pouvons commencer nos tests. Les bouts sont vieux, et la drisse de Grand-Voile nous casse dans les mains ! Nous laissons tomber les voiles pour cette fois-ci, nous reviendrons une fois que les cordages seront changés. Nous en profitons toutefois pour tester le pilote automatique que nous avons à bord. Et enfin une bonne nouvelle, il fonctionne super bien ! Le bateau se manœuvre super bien, la barre réagit vite, le moteur est puissant, c’est très agréable ! Nous passons plus de deux heures sous le crachin à faire des ronds dans l’eau, avant de rentrer. Les manœuvres d’amarrage sont encore à peaufiner, notamment à cause du pas de l’hélice en marche arrière…
On va s’entrainer !

Première sortie à bord de l'Anchornoir !
Première sortie à bord de l’Anchornoir !

Rénovation extérieure

Max carène au grattoir…

Heureusement, par la suite le temps s’améliore, et nous en profitons pour attaquer les travaux. Un début de carénage en combi néoprène nous fait remarquer l’usure de la peinture de la coque. Il ne serait pas de trop, avant un voyage comme le nôtre, de prendre le temps de le sortir de l’eau et de lui refaire une beauté… On y pensera quand les caisses seront renflouées, pour l’instant, ce n’est pas envisageable !

peinture
Max à la peinture !


Nous enlevons le vieux vernis qui s’écaille de toutes les boiseries, et grâce aux avis que nous recueillons, nous préférons ne pas revernir, pour éviter d’avoir à refaire le même travail dans 3-4 ans. Nous passons plutôt plusieurs couches de saturateur. Comme il est beau notre bateau !

taquet fait maison !
taquet de chêne fait maison !

Quelques pièces d’accastillage étaient à changer. Après prospection, nous décidons de fabriquer nous-mêmes nos taquets en bois. En regardant sur d’autres bateaux nous voyons que certains en ont, et qu’ils sont fixés à la coque par des écrous de 6mm… Il y en a qui n’ont pas peur, nous, on a mis des tiges filetées de 10mm ! Séance de découpe chez le papa de Maxime, collage, perçage de la coque, assemblage et noyade dans le sicaflex pour une étanchéité totale… Si quelque chose doit casser, ce ne seront pas ces beaux taquets de chêne !

Emerillon du génois rouillé
Emerillon du génois rouillé

Nous prenons le temps de vérifier tous les détails. Les filières sont très détendues, nous changeons certains tendeurs qui nous cassent entre les doigts… Nous dégrippons et rengraissons l’émerillon de l’enrouleur du génois, refaisons les joints d’étanchéité des hublots avant…

Joie dans un nuage de plastique !
Joie dans un nuage de plastique ! La glaciaire n’est plus. Vive les produits toxiques !

Parallèlement, à l’intérieur nous enlevons une vieille glaciaire en fibre époxy intégrée au bateau, totalement encollée et noyée dans la mousse polyuréthane… Malgré masques respiratoire, lunettes et gants, nous ne remercions pas les générations passées pour ces produits certes très solides, mais qui nous ont certainement monté notre risque de cancer déjà très haut, dans le monde où nous vivons !

Nous avons le grand plaisir de voir arriver Dan, un ami de Théophile, qui nous aidera pendant trois jours à poncer, racler, poncer, et racler encore, des tâches assez rébarbatives surtout dans l’espace exigu est jamais facilement accessible qu’est un bateau… Mais, moyennant quelques bières, et grâce aux podcasts de la planète bleue, que Dan nous a fait découvrir, nous avons superbement avancé dans nos travaux !

Au taquet pour fabriquer nos taquets !
Au taquet pour fabriquer nos taquets !
Merci à Fred pour ses outils, et à Dan pour son aide !

Retrouvez plus de photos en visitant la galerie ! ►►

La prochaine session, c’est quand ?

Si, comme Dan, vous voulez venir profiter du sud et de la poussière plastique, nous vous attendons lors de notre prochain chantier !

Rendez-vous du vendredi 29 novembre
au dimanche 8 décembre !

Merci de bien nous contacter en amont, pour nous dire quand vous voulez venir, et de remplir ce planning ! 😉

Nous pouvons aussi nous arranger pour covoiturer depuis Grenoble, nous partirons jeudi 28/11 dans la journée, et nous reviendrons lundi 09/12. Si vous êtes intéressés, écrivez-nous !

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  1. Les taquets devraient être plus arrondis, je n’aurai pas trop confiance quand même, ils existent des occas marine ou vous auriez pû en trouver pour pas cher en alu ou autre.

    • Bonjour Lionel !
      Nous les avons bien arrondis au niveau du passage des aussières, sur la partie basse. La « chapeau » du taquet n’a pas un rôle de résistance, c’est moins important de lui donner une forme. Et pour ce qui est de la confiance, on l’a relié à la coque par deux tiges de 10mm, alors que sur les autres bateaux que nous avons pu observer (et on en a discuté avec les propriétaires !), ils avaient du 6mm… De plus, la coque est prise en sandwich entre le taquet, au-dessus, et une plaque d’acier de 4mm, dans laquelle sont boulonnées les deux tiges filetées ! Autant dire que c’est la coque qui va s’arracher avec que le taquet ne casse !
      Nous avons par ailleurs des chaumards en alu à l’arrière, qui eux, ont pété… La résistance du métal, sur ces pièces sollicitées par à-coups et torsions, n’est pas forcément meilleure. On vous tiendra au courant du vieillissement de nos fabrications ! 😉