Travaux de novembre

Nous sommes descendus de nouveau 10 jours, avec un menu chargé de réparations ! Le plus difficile dans notre chantier, c’est de vivre et de travailler dans le même espace. Quand on arrache le vaigrage enduit de vieille colle néoprène au-dessus de nos casseroles de pâtes, ou qu’on ponce, rabote, encolle toutes sortes de matériaux en laissant de la poussière et des chutes là où on va dormir, c’est pas très agréable…

Alors on a essayé de mettre le paquet sur les rénovations des espaces intérieurs : couvrir tous les bouts de coques accessibles de l’intérieur avec du liège, peindre en blanc le plafond du carré et finir le placard de rangement.

Pas une seule surface plate !

Un bateau, c’est entièrement du « sur mesure ». Donc chaque travail est long… et demande beaucoup d’attention. C’est un sacré entraînement de patience !

Pour couvrir de liège le carré, la couchette de quart et la couchette avant, il nous a fallu environ quatre jours ! Et nous allons vous faire notre retour d’expérience :

Le rendu final

Pour notre bateau (9,35m de long, 2,82 de large au maximum ) il nous a fallu environ 10m² de liège en 4mm pour les plafonds du carré et de notre petit couloir, et 15m² en 2mm pour les couchettes. La pose du 2mm s’est avérée beaucoup plus agréable et rapide que le 4mm : il est plus souple, casse moins, et se coupe plus facilement quand il est en place. Nous en avons eu pour environ 150€ de liège, et… 120€ de colle !! Une vraie galère, la colle. Pour en avoir testé plusieurs, les colles spéciales liège (Quelyd, soudal) sont hyper humides, donc collent mal instantanément, et rendent beaucoup d’eau au séchage, ce qui, dans un bateau, est pas top du tout, et a fait cloquer les plaques de liège à plusieurs endroits. Finalement, la colle basique décofit marchait mieux, et plus on la laissait à l’air, plus elle collait efficacement ! On a pas eu énormément de chance avec la météo quand nous nous sommes mis au travail : il pleuvait averse dehors, donc le taux d’humidité dans l’air devait être pas loin des 90 %… Donc pour faite correctement sécher nos plaques, nous mettions dessous un petit ventilo à air chaud ! Imaginez-nous allongés, contorsionnés dans la couchette de quart, le ventilo à côté de la tête, en train de tartiner le plafond de colle, et d’appliquer la plaque coupée sur mesure dans des anfractuosités inimaginables… On est content d’avoir fini !!

un carré très lumineux !

Nous avons décidé d’éclaircir le carré en peignant le plafond en blanc, ce qui heureusement n’altère pas les capacités respirantes du liège. Parce qu’il faut qu’on vous dise, quand même, que la raison qui nous a poussé à faire tout ça, c’était la condensation ! Le liège nous a permis de diminuer drastiquement la condensation, dû à l’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur de la coque. Vu l’épaisseur que nous avons mise, le liège n’aura pas d’autre rôle : une isolation thermique ou phonique insignifiante. Mais pour lutter contre trop d’humidité – et pour la beauté aussi, top !

En parallèle (rien que ces mots nous rappellent des bons souvenirs : comment avons-nous pu bosser sur deux choses en parallèle, dans un espace si petit ?), Maxime s’est attaqué aux rangements, à la place de feue la glaciaire en mousse expansée. Le rendu est superbe, l’espace obtenu est vraiment important, et quel cachet !! Pour le voir, il faudra venir nous rendre visite, les photos ne peuvent pas remplacer une expérience sensorielle aussi puissante ! 😉

Un portique à la Vincent Legrand

Vincent Legrand

Avant d’aller plus loin, revenons deux semaines avant nos rénovations. Théophile a rendu visite à Vincent, un très bon ami, rencontré lors du projet Sommet(s) pour le climat. Vincent, c’est un type impressionnant. Son investissement pour la cause environnementale est exemplaire, dans son travail (il est directeur de l’institut négawatt et de Dorémi, un plan de rénovation performante des maisons individuelles) comme dans ses engagements personnels ou dans son quotidien. Il a lui-même rénové un bateau, tout aluminium, qu’avec des démarches les plus écoresponsables qu’on puisse trouver. Le liège, c’est un peu grâce à lui… Par exemple, pas d’anti-fooling sur sa coque. L’inversalu, un produit au zinc qu’on vient appliquer sur la coque, permet d’éviter une hydrolyse de la coque, et joue aussi un rôle protecteur contre les micro-organismes, sans principe actif néfaste pour l’environnement. Bien sûr, un bateau qui resterait dans l’eau tout le temps finirait avec de la salade sur toute sa partie immergée. Mais Vincent le sort de l’eau pour l’hivernage, et un simple coup de karcher suffit à nettoyer la coque !

Bref, Vincent nous a donné énormément de conseils techniques, fort de ses 4 ans de rénovation intégrale de son bateau. Il nous a aussi dépanné en quantité de petits détails, (pompe à pied, guindeau, poche à eau, …) et nous a prêté pleins de manuels pour la navigation que nous sommes en train de potasser. Il nous a même proposé son aide, notamment pour souder et mettre en forme notre portique en alu !

Oui, nous pouvons le dire,
Vincent a été notre premier sponsor !

Le prototype du portique

Nous voilà donc, sur le bateau, à faire un portique grandeur nature en PVC, pour préparer la structure finale en alu.
Classe non ?

De la visite !

Ces 10 jours de navigation ont été ponctués par des sorties en mer avec la famille de Théophile, celle de Maxime, et Alice, Dont vous aurez bientôt l’occasion de lire un article ! Nous étions un peu stressés de reprendre la mer avec nos cordages défectueux, aussi avions-nous remplacé l’écoute de grand voile par une corde d’escalade… Et en cours de route, nous avons aussi changé les écoutes de génois, complètement fusillées ! Bref, heureusement que la mer était plate !

Nous commençons à être plus à l’aise avec notre bateau, et nous essaierons d’aller faire notre premier mouillage lors de notre prochain séjour !

La prochaine session, c’est quand ?

Si, comme Fred, Blandine, Emma, Christophe, Lucie ou Alice, vous voulez venir profiter du sud et des travaux à venir, nous vous attendons lors de notre prochain chantier !

Rendez-vous du jeudi 16 janvier
au samedi 25 janvier !

Merci de bien nous contacter en amont, pour nous dire quand vous voulez venir, et de remplir ce planning ! 😉

Nous pouvons aussi nous arranger pour covoiturer depuis Grenoble, nous partirons mercredi 15/01 dans la journée, et nous reviendrons samedi 25/01. Si vous êtes intéressés, écrivez-nous !

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