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À l’Ancre noire

L’équipe !

THÉOPHILE BELLINTANI

25 ans, Violoncelliste et montagnard et aventurier humaniste, diplômé en musicologie (CAPES).

Son adage :

On ne tire pas mieux, avec plusieurs cordes à son arc. Pourtant, on a plus de chances d’atteindre la cible !

MAXIME ARMANDO

25 ans, juriste, voyageur et troubadour avec sa guitare et sa voix, diplômé en droit et en langues (anglais et espagnol).


Son adage :

Il y a toujours plus de chemins que ceux qu’on nous propose, même lorsque ceux-ci sont cachés !


Notre voilier et ses parre-battages

L’ANCHORNOIR

Le troisième compagnon, celui sans qui on irait nulle part…


50 ans, mais toujours jeune !

9m de long, 1,60 de tirant d’eau… Ça passe !!



THÉOPHILE BELLINTANI

Diplômé en musicologie à Grenoble, Violoncelliste, montagnard, curieux par nature et rêveur de culture, j’ai déjà réalisé d’autres projets importants, alliant montagne et poésie, valeurs et engagement, humour et sérieux des sujets abordés.

J’ai notamment participé au projet sommet(s) pour le climat en 2015, où l’enjeu de la COP21 permettait de poser la question « et si les valeurs qu’on sait vivre en montagne (engagement, solidarité, renoncement, …), on les vivait aussi face au dérèglement climatique ? ».

En 2016-17, j’ai réalisé le Tour de l’Isère, un grand voyage sur le pas de ma porte à vitesse humaine, où j’ai suivi, entouré d’une grande bande de copains, la frontière au plus près, en adaptant mes pratiques sportives aux terrains rencontrés.

En février 2019, je suis parti à vélo avec Paolo, un bonhomme de neige, et je l’ai emmené, avec d’autres amis, de Briançon à Marseille. La raison ? Il n’y a pas de raison à la migration, il faut accueillir ce besoin et l’aider quel qu’il soit. Ce projet, soutenu par de nombreuses institutions défendant le droit des migrants, a eu un impact important malgré sa réalisation éclair (4 jours de vélo).

Ayant obtenu le CAPES en 2016, j’ai été prof de musique en collège, jusqu’à cette rentrée 2019, la première que je ne ferais pas dans une salle de classe depuis 3 ans ! Même si l’éducation, et la transmission d’une de mes passions, la musique, me fait vibrer, je me sens à l’étroit dans le cadre de l’éducation nationale. J’ai besoin de retrouver mes convictions profondes… Sans doute pour mieux revenir !

Parallèlement à mes engagements professionnels et musicaux (je chante dans le chœur Stravaganza notamment), je suis président depuis 2016 de l’association Sentiers du Devenir, qui a pour objet d’accompagner des porteurs de projets dans la réalisation de leurs démarches, en leur apportant toutes sortes d’outils et d’aide bénévole. Les projets sont tous orientés autour de valeurs fortes, comme l’Humain, le développement de soi et d’une société pérenne, d’un respect des biodiversités, de propositions de nouvelles manières de vivre, … En mars 2019, je coorganise avec plusieurs membres de l’association, l’évènement « Action…Création !« , une journée dédiée à la créativité et la coopération pour faire émerger des alternatives dans notre quotidien.

MAXIME ARMANDO

Diplômé en droit et en langues étrangères (anglais, espagnol) à Grenoble, guitariste et chanteur au sein du groupe de jazz Le 3ème Huit, j’ai toujours eu le goût de la découverte et du voyage. A Grenoble depuis 6 ans, je vis heureux au milieu des montagnes et je ne manque pas de les visiter fréquemment. Faisant partie de la génération très concernée par le réchauffement climatique et par le comportement écocide de notre civilisation, je me suis construit autour de principes de résilience et d’autonomie et je passe mon temps à imaginer un monde de demain heureux, malgré la fin de l’abondance énergétique et de ressources.

Dans ma démarche, j’ai tenté de faire des gestes individuels tels que l’arrêt de la viande, la réduction au minimum d’achat de vêtements, mais étant confronté à la nature collective du problème j’ai continué à chercher des solutions plus globales. En 2014 j’ai travaille avec l’ONG Fédération de défense et de promotion des droits de l’homme en Espagne, à Madrid, dans le cadre de mes études de droit et de langue. J’en suis ressorti concerné par la croissance du phénomène de migration d’origine climatique, et j’ai réalisé qu’à l’autre bout de la planète, les conséquences de ce changement étaient déjà tangibles.

Attiré par l’exotisme froid de la Scandinavie, j’ai passé un an à l’université de Laponie en Finlande ou j’ai étudié le droit international. J’y ai découvert

les paysages somptueux de la forêt polaire et j’en suis tombé à tout jamais amoureux. J’ai alors ressenti la fragilité d’un tel environnement et de ses écosystèmes. À mon retour en 2016, je me concentre sur la pratique de la planche à voile et y consacre presque tous mes weekends.

A l’été 2017 je décolle pour Dakhla au Maroc, où j’ai travaillé en tant que gérant d’une base nautique et donné quelques cours de windsurf. J’y ai là aussi découvert les plages constellées de plastique bordant le Sahara occidental… Toutefois, l’espace de liberté que représentent la mer et la navigation m’ont fasciné, et ont ravivé mes vieux rêves romantiques de vie sur l’eau. La possibilité de vivre une existence plus intense et plus proche des éléments naturels m’appelle. J’ai envie d’ouvrir mes sens et de faire vivre mon corps et mon esprit à plein régime.

Après avoir travaillé dans un cinéma, puis une année à la préfecture de l’Isère, je souhaite maintenant consacrer plus de temps à la construction d’un avenir, rendue nécessaire par l’urgence écologique. La vie en voilier pourra sans doute donner un nouvel éclairage à mes questionnements sur la place de l’homme dans son environnement.

L’ANCHORNOIR

Notre bateau est un voilier construit en 1971 par le chantier espagnol Mistral SA, près de Barcelone. Il s’agit du modèle Sirocco 31 MK2 Il en existe deux versions la MK1 et la MK2. La différence entre ces deux versions résidait essentiellement dans la longueur de coque (le MK2 est plus court, 9,35 m contre les 9,60 m de la version MK1) et dans la forme en tulipe de la coque du MK2, qui lui permet de laisser passer la vague à l’arrière plus facilement.


Le bateau a été dessiné par l’architecte naval Angus Primrose, connu surtout pour ses navires de régate. Ainsi le profil du Sirocco est celui d’un bateau rapide et qui remonte très bien au vent. Il est par conséquent moins large que beaucoup de voilier de croisière modernes (2,82m au maître-bau). Il a néanmoins été aménagé très confortablement, et bien que le nôtre ait été rénové par l’avant dernier propriétaire, celui-ci a conservé la disposition et les bois d’origine (contreplaqué et acajou massif).


Cette rénovation de 10 ans qui a commencé en 1991, a porté sur de nombreux éléments du bateau et notamment sur:


  • Gréement : le gréement dormant a été changé en totalité.
  • Coque : la coque a été entièrement reprise avec une stratification époxy ainsi qu’une injection partielle de mousse époxy pour remplacer la mousse polyester d’origine, pourrie par endroit.
  • Pont : réfaction de la baille à mouillage, des chandeliers et du roof sur les parties affaiblies.
  • Cockpit : winchs, gelcoat, et coffres rénovés.
  • intérieur : changement des réservoirs d’eau et gasoil. Installation d’une cloison entre les varangues pour éviter que l’eau rentrée par l’axe du moteur ne se ballade.
  • Moteur : remplacement du moteur Volvo d’origine en 1995 par un moteur VETUS 15ch deux cylindres qui aujourd’hui a seulement 500h de fonctionnement.

Malgré ses presque 50 ans, l’Anchornoir est donc en excellent état. Ses anciens propriétaires en ont pris grand soin mais nous devons tout de même faire les quelques réparations courantes qui s’imposent, notamment les boiseries, intérieures et extérieures, changer certaines pièces de gréement courant et surtout l’équiper pour notre expédition. Nous avons donc prévu de changer quasiment tous les cordages, actuellement très vieux, d’installer un portique en acier à l’arrière afin d’y accrocher du matériel mais surtout pour soutenir un panneau photovoltaïque et une éolienne. Il nous faudra également revoir l’installation électrique du bateau.

Tranches d’Anchornoir

Voici l’intérieur en détail

La pointe avant : coffre contenant les 2 mouillages du voilier. Cette partie est isolée et ne communique pas avec l’intérieur.


La cabine avant : Deux couchettes en triangle avec deux beaux coffres de rangement dessous et un espace central pouvant être couvert avec une planche et une banquette pour servir de rangement supplémentaire. Il y a des équipets (rangements) tout autour de la cabine.


Intermédiaire : à bâbord une penderie contenant notamment le bras de la pompe de cale et à tribord des WC et un grand évier volumineux que nous allons remplacer par un espace de rangement pour guitare et violoncelle !


Carré : Une cuisine coursive à l’avant bâbord avec évier et réchaud deux feux à gaz. à l’arrière bâbord, la table à carte escamotable avec dessous une couchette navigateur qui se prolonge sous le banc du cockpit. Enfin à tribord une banquette en L avec rangements, convertible en couchette double et une table relevable en prolongement du bar central. À l’arrière tribord un compartiment abrite une vieille glacière que nous allons transformer en rangements.


Cockpit : Bancs tout autour avec des petits coussins en skaï rouge. Un winch central pour la voile d’avant et deux winchs à l’arrière. 3 coffres de rangement sous les bancs. L’axe de la barre franche est au milieu du plancher en teck. À l’arrière nous allons installer un portique en acier sur lequel seront fixés un panneau solaire et une éolienne.


Jupe arrière : une échelle de bain est fixée sur la coque. Nous voulons également installer une plateforme arrière qui dépassera du bateau et qui pourra servir de support de douche et de toilette.

Gréement : L’Anchornoir est un sloop, c’est-à-dire qu’il ne possède qu’un mât, une grand-voile et une voile d’avant.

Il est actuellement équipé d’une grand-voile de 13m² (plutôt petite comme sur beaucoup de voilier de l’époque) et d’un grand génois de 30,9m².

Nous avons également un tourmentin, voile d’avant plus petite (5m²) permettant notamment d’équilibrer le bateau par vent très fort, les voiliers étant faits de telle sorte qu’ils deviennent ardents lorsque ils naviguent uniquement avec la GV (c’est-à-dire que le nez du bateau remonte face le vent, ce qui rend la tenue d’un cap difficile).

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